LA MAISON  DES   MYSTERES

 

 

Farouche , le passé pose sur elle une ride éphémère

Le vent lui conte des folies les nuits de sédition

Elle se pâme sous les caresses du vieux ténébreux

Ses tempes sont grises certes scellées sous un lierre odorant

 

La maison des mystères esquisse l’éternel

L’histoire l’a éduquée et sommée de se taire

Les tourments assoupis jamais ne seront divertis

Les pierres murent le silence fissuré par le temps

 

Les aubes effrontées se déguisent en fées outrant la journée

Elles ceignent l’ancêtre de tulle rose et pourpre

D’un baiser elles fléchissent la hargne de la virago

Le jour se fâche<<aux aurores du matin ne vous égarez point>>

 

La maison des mystères aborde son centenaire

Au pied de son immobilité une source se volatilise

On la croyait tarie ,elle resurgit aux abords de l’été

Mystère ! son eau perlée et douce apaise l’aigreur de la terre

 

Raymonde verney